BPCO : Se protéger des pics de pollution

La Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique causée par des facteurs environnementaux (le tabac dans la majorité des cas).

Une bonne qualité de l’air est indispensable pour limiter l’évolution de la maladie, retrouvez tous nos conseils pour vous protéger des pics de pollution attendus pour la rentrée de septembre.

 

BPCO et pollution : quelles conséquences ?

Chaque être humain ingère 15m3 d’air en une journée. Parmi ces 15m3 se cachent particules fines, métaux lourds, résidus d’hydrocarbures… et d’autres polluants qui se retrouvent dans votre système respiratoire et votre système sanguin.
Si la plupart du temps ces éléments sont éliminés naturellement par l’organisme, chez certaines personnes leur présence peut avoir des effets particulièrement délétères. C’est le cas des malades souffrant de BPCO. 

Ainsi, on remarque que plus le taux de particules fines dans l’air est élevé, plus les consultations en urgences sont nombreuses. À chaque augmentation de particules fines de 10 microgrammes par mètre cube d’air, le taux de visites aux urgences a augmenté de 2,4% chez les enfants et de 0,8% chez les adultes de moins de 65 ans.
En France, la valeur limite pour la protection de la santé humaine se situe entre 40 et 50 microgrammes par mètre cube d’air. L’année dernière, des pics dépassant les 80 microgrammes par mètre cube d’air ont été enregistrés à plusieurs reprises.

Chaque année, la pollution aux particules fines provoque le décès prématuré de 48 000 personnes, dont 6 000 en Île-de-France.

 

Se protéger des pics de pollution

 

Informez-vous

Prenez le réflexe de consulter régulièrement les prévisions et relevés de pollution atmosphérique. Cela vous permettra d’adapter vos habitudes et votre emploi du temps en fonction de ces informations et de limiter votre exposition à la pollution atmosphérique.

Evitez le sport

Pour se protéger au mieux des épisodes de pollution aux particules fines, il est important d’en respirer le moins possible, et donc d’éviter les activités qui augmentent la quantité d’air extérieur que vous respirez chaque jour.

Courir en extérieur, jouer au tennis, au football… Toutes ces activités vont augmenter le volume d’air que vous allez respirer, ainsi que le volume de particules fines dans votre organisme.

Prenez soin de vos plantes vertes

Nos meilleurs alliés contre la pollution de l’air restent les plantes. Elles absorbent les émanations toxiques et réoxygènent votre air intérieur. Un beau cercle vertueux qui ne fonctionne que tant que vous n’oubliez pas de les arroser régulièrement !

Privilégiez les transports en commun

L’intérieur de votre voiture est également pollué, c’est même, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’endroit où vous êtes le plus exposé à la pollution ! Privilégiez plutôt les transports en commun ou la marche à pieds pour limiter votre exposition aux particules fines.

Evitez les grands axes routiers autant que possible, c’est là que se concentrent les émissions de particules fines. Privilégiez les espaces verts et le pouvoir filtrant des plantes sur l’air extérieur.

Portez un masque FFP3

Si vos obligations vous empêchent de suivre toutes nos recommandations, vous pouvez investir dans un masque FFP3, les seuls à proposer une protection suffisante contre les particules fines.
Cependant, aucun ne peut vous protéger à 100% contre toutes les formes de pollution atmosphérique, il reste donc préférable, dans l’idéal, de vous y exposer le moins possible.

 

Et vous, souffrez-vous régulièrement de troubles respiratoires lors des épisodes de pics de pollution ?
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