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Cancer de la prostate : se faire dépister… ou non ?

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Diagnostiqué au plus tôt, les chances de guérison sont considérables.
Pourtant, les autorités de santé n’ont pas fait du dépistage de ce cancer leur priorité. En effet, contrairement aux cancers du sein, du col de l’utérus et colorectal, celui de la prostate ne bénéficie pas d’un programme national de dépistage. Pourquoi ? Et, le dépistage est-il finalement recommandé ?

 

Des tests de dépistage imparfaits

Deux tests de dépistage permettent de suspecter un cancer de la prostate : le toucher rectal et le dosage du PSA.

Le toucher rectal permet de sentir une partie de la surface de la prostate. Il vise à repérer une grosseur suspecte ou une anomalie de consistance ou de texture.

Toutefois, ces anomalies ne sont pas révélatrices d’un cancer de la prostate, car elles peuvent avoir d’autres causes ou être ponctuelles.

Autant ne pas prendre le risque : le médecin vous prescrit un dosage du PSA. Pour faire simple, il vise à mesurer le taux de concentration dans le sang d’une protéine synthétisée par la prostate.

En cas de cancer de la prostate, ce taux est élevé.

Mais, une inflammation, une infection urinaire, une activité physique intense, des rapports sexuels récents… peuvent augmenter ce taux.

Alors, pour être sûr, vous réalisez un second dosage quelques semaines plus tard.

Si le taux de concentration de la protéine dans le sang est encore élevé, là on peut suspecter un cancer.

Seulement… c’est une suspicion.

 

Un dépistage invasif pour diagnostiquer le cancer de la prostate

Vous voilà chez un urologue, pour réaliser une biopsie. Mais d’abord, un lavement rectal est nécessaire.

La biopsie consiste à prélever quelques échantillons de tissu de la glande prostatique, sous anesthésie locale, au moyen d’une sorte d’aiguille. Ce n’est pas anodin, même si ça dure 15 minutes.

Cet échantillon est alors analysé sous un microscope, pour chercher d’éventuelles cellules cancéreuses.

Si l’analyse ne révèle pas de cellules cancéreuses, vous n’avez pas de cancer de la prostate… ou il n’a pas pu être décelé. Trop tôt, partie du tissu qui ne comporte pas de cellules cancéreuses, ou prélèvement trop petit… Plusieurs causes sont possibles.

Vous serez alors suivi par votre médecin traitant, pour envisager plus tard un nouvel examen.

Si de telles cellules sont détectées, le diagnostic est cette fois-ci bien posé.

Cependant, il faut dorénavant déterminer la taille, la structure et le stade d’évolution de la tumeur, afin de définir le traitement le plus approprié.

Vous réalisez alors de nouveaux examens : IRM, scanner et/ou scintigraphie osseuse. Ce dernier examen vise à savoir si les cellules tumorales se sont propagées dans les os.

 

Se faire dépister… ou non ?

Vous le voyez à présent, choisir de se faire dépister est un parcours qui relèverait presque du combattant.

Le dépistage peut révéler des faux positifs : un diagnostic posé trop vite, ouvrant la porte à un traitement qui n’est pas nécessaire. Et, comme nous l’avons évoqué dans notre premier article sur le sujet (lien vers l’article 1), le traitement du cancer de la prostate est d’autant plus contraignant.

Les tests peuvent aussi donner lieu à des faux négatifs : un cancer non détecté, mais pourtant existant.

Alors que faire lorsqu’on présente les facteurs de risque (âge, hygiène de vie, antécédents familiaux, expositions professionnelles aux produits chimiques, origine ethnique…) ?

 

Dépistage du cancer de la prostate : C’est au cas par cas.

Le choix de réaliser le dépistage doit être discuté avec votre médecin traitant. Une telle démarche présente des avantages et inconvénients, liés aux examens et aux traitements. Cela aura nécessairement un impact psychologique et un impact physique.

 

Le choix de vous faire dépister ou non vous revient.

Vous avez plus de 50 ans ? Vous présentez des facteurs de risque ?

Vous avez des doutes ou vous ressentez certains symptômes du cancer de la prostate ?

Nous vous conseillons d’en parler à votre médecin traitant. Il saura répondre à vos questions, vous conseiller et définir si un dépistage est approprié.

 

Si vous même, ou un de vos proches, est touché par un cancer ou une autre maladie chronique, inscrivez-vous sur HEROIC santé pour trouver des espaces d’échange et de soutien liés au vécu avec la maladie.

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