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Le cancer de la prostate, on en parle ?

Selon Santé Publique France, le cancer de la prostate représentait ¼ des cancers masculins en 2018, et a entraîné 8 000 décès ne France la même année.

Pourtant, en entendez-vous parler ? Pas sûr…

Sauf pendant « Movember » où vous avez peut-être aperçu (à distance) quelques moustaches par-ci par-là.

Savez-vous ce qu’est le cancer de la prostate ? Quels en sont les symptômes et les traitements ?

On vous éclaire sur cette maladie, qui reste finalement encore un tabou.

 

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Avant de vous expliquer ce qu’est concrètement le cancer de la prostate, un petit cours anatomique s’impose.

La prostate est une glande qui joue un rôle important dans le système reproducteur masculin. Comment ? Cette glande produit le liquide prostatique, qui représente 1/3 du volume du sperme. Ce liquide favorise le développement, la mobilité et la survie des spermatozoïdes.

La prostate est située sous la vessie et devant le rectum. Comme le souligne la Fondation ARC, elle n’est pas plus grande qu’une châtaigne .

Comme tout organe, la glande prostatique est composée de cellules. Mais, celles-ci peuvent devenir anormales, et proliférer de façon anarchique, jusqu’à former une masse : une tumeur.

Dans la plupart des cancers, cela concerne les cellules du revêtement de la glande.

Il existe différents stades de la maladie :

  • La tumeur est localisée : elle se situe uniquement au niveau de la prostate
  • La tumeur commence à toucher la capsule qui entoure la glande
  • La tumeur atteint les ganglions lymphatiques autour de la prostate
  • La tumeur prolifère vers les autres organes, formant des métastases

9 patients sur 10 sont diagnostiqués d’une forme localisée de la prostate. Qui se soigne très bien !

 

Un cancer fréquent, mais silencieux

Ce cancer évolue lentement. Bien souvent, la tumeur reste localisée au niveau de la glande prostatique pendant plusieurs années. Les symptômes surviennent généralement 10 à 15 ans après l’apparition de la tumeur.

Lorsqu’un homme atteint par ce cancer présente des symptômes, c’est qu’il est probablement à un stade avancé de la maladie.

Il peut alors souffrir :

  • De troubles urinaires : difficultés à uriner, à se retenir ou à commencer, fréquence importante, brûlures, douleurs, sang dans les urines, infections… En cause : la tumeur compresse l’urètre
  • De difficultés à avoir une érection
  • D’une éjaculation douloureuse
  • De constipations, dues à la compression du côlon
  • D’une gêne, de douleurs, lorsque la tumeur atteint les ganglions lymphatiques
  • De douleurs importantes au niveau des os et articulations, lorsque le cancer s’est propagé en métastases osseuses

 

Des facteurs de risque encore à confirmer

Comme pour bien des cancers, le tabagisme, la consommation d’alcool et une mauvaise alimentation sont des facteurs de risque. D’autant plus s’ils sont combinés.

Pour ce qui est du cancer de la prostate, d’autres facteurs de risques sont incriminés :

  • L’âge : ce cancer est rare avant 45 ans, son diagnostic est généralement posé vers 70 ans
  • L’hérédité, qui concerne 5 à 10% des cas (l’hérédité est avérée s’il y a au moins 3 cas de cancer de la prostate dans la famille, parmi les frères et le père)
  • Le régime alimentaire : consommation excessive de graisses, notamment animales (viandes rouges), et consommation insuffisante de fruits et légumes
  • L’origine ethnique : le cancer est plus répandu en Europe du Nord et de l’Ouest, et il touche plus les hommes noirs d’origine africaine et antillaise
  • L’exposition professionnelle aux pesticides, hydrocarbures… (mais cela reste encore à confirmer)

Des chances considérables de guérison, mais des traitements assez lourds

Selon le stade d’évolution du cancer, l’âge, l’état général du patient, mais aussi ses préférences et d’éventuelles pathologies annexes, le traitement varie d’une personne à l’autre.

La prise en charge est définie par plusieurs spécialistes, avec l’avis et l’accord du patient. Il bénéficie alors d’un programme personnalisé de soins.

Plusieurs traitements sont possibles :

  • Un suivi régulier
  • Une ablation de la prostate
  • De la radiothérapie
  • Une curiethérapie
  • Une hormonothérapie
  • Une chimiothérapie

Le premier, lorsque la maladie est peu avancée, consiste en un suivi régulier par le médecin traitant. Tant qu’il n’y a pas de symptômes, autant éviter les traitements et leurs effets secondaires, qui ne sont pas négligeables.

Rendez-vous médicaux et examens cliniques (toucher rectal, prise de sang, biopsie) permettent une surveillance active de l’évolution du cancer.

Le second, lorsque le cancer est plus évolué, est la prostatectomie totale. C’est-à-dire l’ablation chirurgicale de la prostate et des tissus voisins, sous anesthésie générale.

La radiothérapie peut également être une solution pour éliminer les cellules cancéreuses. Des rayons sont envoyés sur la tumeur, plusieurs fois par semaine, pendant environ 2 mois.

Elle peut aussi être réalisée en complément d’une prostatectomie.

Plus invasive, la curiethérapie consiste à implanter directement, sous anesthésie générale, des grains d’iode radioactifs au niveau des tissus prostatiques.

L’hormonothérapie, quant à elle, vise à contrer l’action des hormones masculines qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses. Elle est réalisée par chirurgie ou par traitement médicamenteux.

Enfin, la chimiothérapie intervient lorsque l’hormonothérapie n’est plus efficace. On dit que le cancer est devenu résistant.

Si un jour – ce que l’on ne vous souhaite pas – votre médecin vous annonce un cancer de la prostate, sachez que le choix du traitement vous appartient. Certes, les médecins vous conseilleront le traitement le plus adapté. Mais chaque traitement a ses avantages, ses inconvénients et ses effets secondaires. À vous de peser le pour et le contre, en échangeant avec le corps médical, le temps qui vous paraîtra nécessaire.

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