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Maladies chroniques : quels sont les bienfaits de la kinésithérapie ?

Douleurs, mobilité limitée au quotidien, perte de l’équilibre, fatigue… Votre maladie chronique ne vous laisse parfois, ou souvent, que peu de répit.
Pourtant, pour soulager vos douleurs, renouer avec votre corps et bénéficier d’alternatives aux traitements, avez-vous pensé à faire de la kinésithérapie ? 

Peut-être appréhendez-vous la douleur, déjà bien présente, alors pourquoi en rajouter ? Détrompez-vous : par sa progressivité, la kiné ne peut vous faire que du bien. La preuve par l’exemple, avec 9 maladies chroniques aux nombreux bienfaits kinésithérapiques !

 

9 maladies chroniques qui prouvent les bienfaits kinésithérapiques

Que vous ayez une affection neurologique, respiratoire, cardio-vasculaire, rhumatologique ou que vous soyez atteint d’un cancer, le masseur-kinésithérapeute saura vous accompagner, pour mieux vivre avec la maladie au quotidien. 

 

L’hémophilie : la kinésithérapie pour protéger les articulations

L’hémophilie est une maladie génétique qui affecte la coagulation du sang. La pathologie est caractérisée par des hémorragies plus ou moins importantes, spontanées ou dues à un choc.

L’enjeu réside dans la prévention des hémorragies et complications, la protection des articulations et l’atténuation des douleurs.

 

Des séances de kinésithérapie permettent de :

  • Réduire la douleur
  • Entretenir les muscles et articulations
  • Rétablir l’articulation après saignements

 

L’activité physique peut être risquée quand on est hémophile. Mais elle est aussi un bon moyen pour préserver les articulations. 

Le kinésithérapeute élabore ainsi un programme d’activité physique adaptée. De plus, il est un conseil précieux pour choisir le sport qui convient ou pour accompagner son patient dans son sport actuel. 

 

La sclérose en plaques : encourager la mobilité

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune : le système immunitaire dysfonctionne et entraîne des lésions dans le système nerveux central. Selon les personnes, ces lésions peuvent altérer les fonctions motrices, sensitives, cognitives ou visuelles. 

Les muscles s’affaiblissent, se contractent involontairement (spasmes) ou s’engourdissent. La marche et les tâches quotidiennes deviennent difficiles, les douleurs s’intensifient.

La kinésithérapie permet notamment d’améliorer la mobilité articulaire et l’équilibre. Il peut également mettre en place un programme d’activité physique adaptée.

 

La maladie de Parkinson : calmer les tremblements

La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative. Les neurones à dopamine, impliqués dans le contrôle des mouvements, se détruisent. Les muscles s’atrophient alors.

Les symptômes principaux sont la lenteur des mouvements, une rigidité des muscles et articulations, ainsi que des tremblements au repos.

Le travail du masseur-kinésithérapeute vise alors à ralentir la diminution du volume des muscles et calmer les tremblements. Il se concentre sur la marche, l’équilibre, la résistance musculaire.

 

La BPCO : réhabiliter la respiration

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique. L’inflammation des bronches entraîne un épaississement des parois des voies aériennes. Le souffle diminue et les personnes qui en sont atteintes respirent difficilement.

Ainsi, tout l’enjeu du kinésithérapeute est de réhabiliter la respiration. Les séances ont pour objectifs de renforcer les muscles inspirateurs et réduire l’essoufflement.

De plus, maintenir une activité physique régulière permet d’entretenir, voire de réhabiliter, ses facultés respiratoires. Elle est adaptée selon les difficultés à l’effort.

 

Le diabète : prévenir les complications

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres que l’on ingère par notre alimentation. L’hyperglycémie qui en résulte altère les nerfs et les vaisseaux. C’est une maladie silencieuse mais qui peut rapidement entraîner des complications : infarctus, AVC, atteinte des pieds, insuffisance rénale, cécité…

Ainsi, le travail du masseur-kinésithérapeute vise principalement à prévenir ces complications, notamment par la mise en place d’un programme d’activité physique adapté.

Il intervient aussi lors de séances d’éducation thérapeutique du patient.

 

Le cancer : gérer les effets des traitements

Chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie… Les traitements pour lutter contre le cancer sont éprouvants et douloureux, et les effets secondaires non négligeables.

La priorité du professionnel de santé est alors de gérer ces effets secondaires et de soulager la douleur.

 

L’arthrose : améliorer la motricité

Cette maladie se caractérise par des douleurs articulaires chroniques quotidiennes. En cause : l’usure du cartilage et de l’ensemble de l’articulation. En tête : les cervicales et les lombaires, suivies du genou.

Douleurs, raideurs et gonflements peuvent devenir invalidants au quotidien, notamment lors de poussées inflammatoires brutales.

La sédentarité est d’autant plus un fléau pour les articulations. La solution : bouger. Plus facile à dire qu’à faire, oui. Mais le kinésithérapeute propose à son patient des exercices de renforcement musculaire et évalue l’amplitude des mouvements. Il encourage et s’assure de la pratique d’une activité physique régulière, plus que conseillée. Bien sûr, en dehors des poussées inflammatoires.

 

La maladie de Charcot : limiter les conséquences de la maladie

La maladie de Charcot ou, plus jargonneux, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), est une affection neuromusculaire. La personne atteinte perd progressivement les neurones qui commandent la marche, la parole, la déglutition et la respiration, le paralysant.

La kinésithérapie vise à limiter les conséquences de la maladie et ralentir son évolution. Prévention des chutes, étirements, renforcement musculaire, endurance, équilibre, maintien des amplitudes articulaires constituent le principal travail du soignant.

 

La chorée de Huntington : contrôler les mouvements involontaires

La maladie de Huntington est une dégénérescence des neurones impliqués dans les fonctions motrices et cognitives. Les mouvements brusques et involontaires sont les principaux symptômes. Plus rares : des postures anormales, une rigidité musculaire ou des mouvements lents. 

Troubles de l’équilibre, de la déglutition, déformations articulaires… sont le quotidien des personnes souffrant de la chorée de Huntington.

Le masseur-kinésithérapeute veille alors à contrôler les mouvements involontaires et à améliorer la mobilité, par des exercices de force et d’équilibre.

 

Comme vous le voyez, la kinésithérapie est bénéfique pour de nombreuses maladies chroniques. Pas uniquement pour celles que nous avons citées. Pour vous aussi.

Le mouvement est au cœur du métier de kinésithérapeute. Mais, rassurez-vous, les séances sont d’intensité progressive, pour renouer avec vos capacités fonctionnelles petit à petit.

Parlez-en à votre médecin, qui vous prescrira de la kiné, en fonction de vos besoins.
Point important : si vous avez une affection de longue durée (ALD), l’Assurance Maladie prend en charge à 100% vos séances.

La kinésithérapie : prévenir, traiter, soulager

 

La pratique de la masso-kinésithérapie comporte la promotion de la santé, la prévention, le diagnostic kinésithérapique et le traitement :

1° Des troubles du mouvement ou de la motricité de la personne ;

2° Des déficiences ou des altérations des capacités fonctionnelles.

C’est ainsi que l’article L4321-1 du Code la Santé Publique définit la profession du masseur-kinésithérapeute.

 

Son étymologie nous révèle que le kinésithérapeute (du grec “kinêsis”) soigne et prévient les blessures par le mouvement. Souvent, on le perçoit comme celui qui règle nos problèmes de dos, nous prodigue plusieurs séances de rééducation suite à une entorse ou une fracture. Pourtant, c’est seulement une infime partie de leur métier. 

 

À domicile, dans son cabinet ou en centre de rééducation, le masseur-kinésithérapeute :

  • Agit en prévention, pour éviter l’altération des capacités fonctionnelles, les complications et l’aggravation de troubles
  • Traite les incapacités physiques et motrices à l’origine de blessures ou de maladies, qui touchent les muscles, articulations, os, mais également les systèmes respiratoire, cardiaque et neurologique
  • Rééduque pour restaurer les capacités motrices mais également cognitives
  • Soulage les douleurs, notamment chroniques
  • Éduque le patient pour qu’il devienne acteur de sa maladie, lors de séances d’éducation thérapeutique du patient, par exemple

 

Exercices physiques, mobilisation, massage, électrothérapie, balnéothérapie… ses techniques sont nombreuses pour prévenir, traiter et soulager des blessures mais aussi des symptômes de maladies chroniques.
On ne soupçonne pas les nombreuses pathologies, notamment chroniques, qui peuvent bénéficier d’un accompagnement par un kinésithérapeute. 

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